10 conseils pour l’entretien d’embauche

 

Des études ont montré qu’un cadre « senior » a 3 fois moins de chances d’être convoqué à un entretien qu’un candidat plus jeune, à la vue de son CV et/ou de son âge. Par contre, les « craintes » concernant un candidat cadre « senior » disparaissent 8 fois sur 10 lorsque le recruteur prend la peine de lui accorder un entretien.
Le but recherché pendant l’entretien sera donc de convaincre le recruteur que les compétences acquises au travers des expériences professionnelles sont en adéquation avec le poste proposé, ni plus ni moins, et que le candidat est motivé pour occuper ce poste, parce que ce poste lui convient.


1. Préparer CHAQUE entretien, en fonction des caractéristiques connues du poste proposé ; c'est-à-dire se renseigner, si possible, sur l’entreprise, sur le recruteur, s’informer de la situation du marché de l’emploi dans ce secteur, et surtout, bien identifier les compétences nécessaires pour occuper le poste.


2. Se souvenir constamment que la motivation d’un cadre (même senior !) qui souhaite évoluer est l’intérêt pour le poste, à 80%, bien avant la rémunération. Le candidat peut donc étalonner ses souhaits de rémunération, au regard du poste et du marché, avec le recruteur.

 

3. Dès l’abord de l’entretien, s’efforcer d’oublier l’âge du recruteur par rapport au sien (qu’il soit plus jeune ou du même âge). Se souvenir que, comme le candidat, le recruteur est un professionnel qui s’appuie sur des compétences pour faire son travail.


4. Ne pas imposer au recruteur une interminable narration historique des entreprises (et/ou des études) que le candidat a connues, surtout au tout début de sa carrière. Se souvenir que seules les 10 ou 15 dernières années d’expérience sont pertinentes, car toujours d’actualité.


5. Bannir les formules du type « moi, moi, j’ai bien connu jadis telle situation ». Se souvenir constamment que l’expérience et la compétence ne sont pas uniquement liées à l’ancienneté ni à l’âge. Aussi, avoir mentalement « fait son deuil » du passé est très important, pour aborder sereinement un entretien d’embauche. Le recruteur doit se sentir rassuré par l’attitude positive et résolument tournée vers l’avenir du candidat qu’il reçoit.


6. Si le recruteur s’en éloigne, réorienter l’entretien vers un exposé (concis) de réalisations probantes ciblées, permettant d’apprécier les compétences recherchées pour le poste.


7. Le candidat peut faire comprendre au recruteur qu’il est conscient, sans nostalgie mais avec réalisme, que les « temps ont changé ». Par exemple, les notions de flexibilité, de mobilité, d’adaptabilité, de formation continue, etc., doivent être familières au candidat.


8. Il est important de ne pas donner l’impression de dévaloriser le processus de recrutement choisi par le recruteur pour pourvoir le poste, même si l’expérience du candidat « cadre senior » peut lui sembler largement suffisante pour l’occuper.

 

9. Fausse complicité, condescendance, victimisation : ce sont là quelques préjugés « anti seniors » qu’il faut sereinement faire tomber pendant l’entretien d’embauche ; s’appuyer encore et toujours sur ses compétences permet d’éviter ces travers.


10. « L’après entretien » est aussi très important : remercier sans délai le recruteur pour la qualité et l’intérêt de l’entretien (un court email suffit) est davantage un signe de professionnalisme qu’une simple manifestation de politesse.